Guillemette, entrepreneure, de l’Essonne au Beaujolais

Vendredi, 9h. Ca sent bon le café dans tout le bâtiment, des bruits de voix se font entendre jusqu’au rez de chaussée… nous sommes à l’espace de coworking de Lamure sur Azergues, au coeur du Beaujolais vert. C’est là que se tient le Café des échanges : des femmes, des entrepreneures, de celles qui osent, qui font, qui pleurent et qui foncent. 

Ce billet est un hommage à leur ténacité… mais alors pourquoi “que des femmes” me direz-vous ? Parce que ce sont des rencontres qui résonnent avec ma propre histoire. 

Flash back. 

Nous sommes le 18 juillet 2012, j’ai quitté mon poste de chef de projet webmarketing, mon deuxième pirate fête ses un an et mon entreprise est officiellement créée. Elle n’est pas le résultat d’une idée de génie, mais plutôt une envie viscérale de choisir mon rythme de travail, de concilier vie pro/vie perso, de donner du sens à mon quotidien au-delà de ma famille, et surtout de me/de nous donner du temps pour grandir ensemble. 

Avril 2016, nous débarquons dans le Beaujolais. J’ouvre et j’anime ce tout nouvel espace de coworking à Lamure sur Azergues et mon mari change de cap : cadre dans l’automobile, il devient artisan vélo et conducteur de cars scolaires. 

Aujourd’hui, ces quatre années passées à travailler dans le Beaujolais, et les rencontres que j’y ai faites m’ont donnée envie de témoigner de la richesse de l’entrepreneuriat au féminin en milieu rural. 

Et puis, en ce lundi frais et ensoleillé, je déjeune avec Prescilia à Villefranche. Elle me raconte son histoire d’entrepreneure et celle de “The Mag – une aventure collective”. J’ai eu tout de suite envie d’y participer ! Comment ? En parlant de ces femmes qui s’emploient à vivre et travailler dans le Beaujolais. 

L’entrepreneuriat féminin en France et en milieu rural : un peu de théorie et quelques chiffres

Vivre et travailler en milieu rural est un choix assumé, surtout quand on connaît les difficultés que ça représente : emploi et mobilité, garde d’enfants… Et pourtant les femmes y réussissent particulièrement, modestement mais sûrement. Avant de partir à la rencontre de ces femmes en Beaujolais, revenons sur les faits.

Par an, 30% des entreprises créées le sont par des femmes. ⅓ c’est si peu alors que je croise beaucoup de femmes qui ont des idées, qui deviendraient de solides projets. 

Le premier constat que je relève, est intimement lié à leur personne. L’étude portée par le Ministère de l’égalité des familles, de l’enfance et des droits des femmes, en partenariat avec l’Agence France Entrepreneur (lien : https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2016/09/7-engagements-des-reseaux-en-faveur-des-femmes-entrepreneures.pdf) le met bien en exergue. Ce non passage à l’acte des femmes entrepreneures est dû à :

  • l’inaction… l’intention est bien là mais elles en restent là… 
  • le stéréotype de la femme cheffe d’entreprise : elles n’arrivent pas à s’identifier à l’image de la femme entrepreneure véhiculée par les médias.
  • la raison de leur création : elle se fait souvent au moment d’une rupture, familiale ou professionnelle. 

On comprend mieux pourquoi ce chiffre de la création par des femmes reste faible, si on y ajoute en plus les difficultés sociétales alors celles qui y parviennent ont trouvé le bon chemin, les bonnes personnes et leur ténacité paye.

Toujours selon cette même étude, on constate que 

  • l’information est dispersée : pas de point unique d’entrée. Entre la CCI, la CMA, le Pôle Emploi, les développeurs économiques, les coopératives, les experts-comptables, voire “une amie qui a créé”… qui dit vrai ? Ce qui s’avère encore plus vrai si on y ajoute une spécificité territoriale : certains services sont à Tarare, Villefranche, Belleville voire Lyon. 
  • l’éloignement géographique créé une rupture dans l’accès aux services (ici on parle au minimum de 40 min de voiture sur des routes plutôt sinueuses), et donc le besoin d’être mobile ou d’avoir une offre de transport partagé est nécessaire (surtout si on y ajoute une offre de service en garde d’enfants mal dimensionnée : pas de crèches, encore trop peu de relais d’assistantes maternelles, parfois pas de cantine pour les plus jeunes et une offre de garde extrascolaire réduite). 
  • les réseaux d’entrepreneurs qui aident et servent de porte d’entrée ne sont pas toujours accessibles : financièrement comme géographiquement. Par exemple, en Vallée d’Azergues seul le Club Azergues Entreprendre pourraient remplir ce rôle de facilitateur, sinon il faut aller à Villefranche, Belleville, Thizy, Tarare ou Lyon. 
  • ajoutons y la fracture numérique et voilà que le combo est loin d’être gagnant. Au lieu de proposer la 5G dans le métro, et si on déployait la 4G partout sur le territoire, ça aiderait, non ?! Dans le Beaujolais, des zones blanches ou des réparations de réseaux qui interviennent bien au-delà du temps d’intervention supportable ne permettent pas de rester connecté avec la réalité du chef d’entreprise. 

Un sujet qui fait souvent la une des articles au sujet de la femme entrepreneure comme des magazines de développement personnel, c’est la légitimité de la femme entrepreneure. Les femmes assument moins bien la posture de chef d’entreprise, elles croient moins que les hommes en leur potentiel alors même que leur seul objectif (et sans doute le plus précieux, non ?!) est la création de leur propre emploi (71% contre 53% des hommes). Si les idées qu’elles ont sont ambitieuses, elles n’investissent pas à hauteur de leur projet. 

Elles ont du mal à trouver le duo gagnant pour concilier vie pro/vie privée : elles sont le plus souvent en charge de la garde et de l’éducation des enfants. Ce fait est accentué par des salaires plus élevés pour les hommes (elles choisissent donc un congé parental ou restent au foyer) et une offre de garde sous-développée (pas de garderie extrascolaire ni de service de cantine pour les enfants de maternelle, sans parler de l’absence de centres de loisirs pendant les vacances ou dont les places sont proposées en trop petit nombre).

Entre autre parce qu’il leur est parfois délicat de trouver ce juste équilibre, elles rencontrent des difficultés à faire réseau. En plus, il apparaît qu’elles en sous-estiment les bénéfices (ce qui s’explique aussi par le manque de confiance en elle et le fait qu’elles n’osent pas échanger/parler/partager et donc faire connaître leur projet pour trouver des moyens). La fable du serpent qui se mord la queue.

Il se trouve qu’en plus elles choisissent des secteurs concurrentiels dont la pérennité est faible (bien-être, services à la personne)… la totale en somme !

Au regard de ces difficultés et de la dispersion des ressources, il est essentiel de mettre en avant les moyens de sensibiliser et accompagner cet entrepreneuriat au féminin 

C’est ce qui m’amène à vouloir parler d’elles, montrer ce qu’elles font, les encourager, les soutenir, leur partager le réseau auquel j’ai moi-même accès, par mes missions professionnelles, ma curiosité et ma gourmandise pour les petites histoires qui font la grande.

L’entrepreneuriat féminin dans le Beaujolais : rencontre avec de chouettes ouvrières

Mais alors, dans le Beaujolais, concrètement, ça donne quoi ? Qui sont ces femmes entrepreneures ? Il n’y a pas une réponse, il y a des personnes. Parce que les généralités nous desservent, mais que les histoires nous parlent, c’est à travers le prisme de mon travail et la manière dont moi femme entrepreneure je fais réseau dans le Beaujolais que je vous propose d’aller à leur rencontre. 

Depuis toujours, de manière innée, naturelle, j’ai besoin de rassembler autour de moi des personnes qui me font du bien, à qui je porte assistance. En toute humilité, je partage ce que j’ai appris, ce qui vaut pour moi ne valant pas toujours pour autrui. Avec elles je parle, me balade, boit un café, je les soutiens d’une manière ou d’une autre, par ma présence et par mes mots. Je ne cherche absolument pas à en tirer quelque chose, je le fais, je suis. 

Curieuse, j’arpente les réseaux virtuels et j’écoute les personnes que je rencontre dans les nombreux lieux événements que je fréquente. Cela me permet de tisser une immense toile dont je ne connais pas moi-même les limites dans laquelle sont stockées toutes les informations dont on m’a fait part ou que j’ai trouvées et pour lesquelles je me suis dit : je le garde dans un coin, ça pourrait être utile un jour. Des fois, je ne sais pas ce que je vais en faire de cette info, mais je sais qu’il se passera quelque chose un jour pour quelqu’un parce que je partagerais ce que je sais. 

J’ai une carte mentale de mon Beaujolais. Les points remarquables, ce sont les femmes qui y vivent. Pour les relier entre elles, pas de routes, mais une toile dont je connecte les fils. En vrai, ça donne… “Céline, as-tu déjà rencontré Florence ? Non ?! Appelle-la je suis sûre que vous avez un truc à faire ensemble. Je ne sais pas quoi, je ne sais pas quand. Mais je le sais.” 

Pas très empirique, mais demandez-leur, elles vous diront. 

Sans que je le clame, sans que je le formalise, des femmes arrivaient à moi “va voir Guillemette, elle saura t’aider”. J’aime leurs histoires, je les écoute avant qu’on trouve ensemble comment entreprendre. Elles viennent parler de ce qu’elles sont, de ce qu’elles font et on construit ensemble l’histoire qu’elles ont envie d’écrire là où elles vivent. Car leur moteur est bien là. Travailler dans le Beaujolais. 

Un constat, les femmes que je connais dans le Beaujolais, comme moi n’ont pas trouvé LE réseau qui leur va bien, alors on l’a créé ensemble, ici dans cette partie rurale du Beaujolais, aux frontières de la Saône et Loire, et de la Loire, aux portes de la calade et de Lyon. Nous inventons nos méthodes avec les moyens locaux, pour ne pas rester seules et réussir ! Pour rester là où nous en avons envie, là où nous nous sentons bien, soutenues, accompagnées… et libres ! Parce que nous y tenons à notre liberté. Avec un grand L. 

Elles ont choisi d’entreprendre (un rêve qu’elles ont envie de réaliser, celles-ci sont des entrepreneures nées), ou qui ont été amenées à le faire pour des questions d’organisation (celles-ci sont des guerrières) : un mari qui travaille beaucoup, souvent absent, un enfant atypique pour lequel elles choisissent de prendre du temps, un burn-out qui les amène à changer de vie… aucune histoire ne se ressemble, sauf d’être incarnée par une femme. 

Je lui ai donné un nom et il a plusieurs visages : le Café des échanges. Il regroupe deux mots que j’adore : café (oui j’aime ce liquide chaud, ses saveurs et textures, ses excuses qu’il nous donne pour nous rassembler) et échanges (le partage de nos bonnes pratiques, le soutien que l’on se donne dans nos adversités, la richesse que nous ouvre ces rencontres). 

J’en ai fait un lieu de rendez-vous hebdomadaire des entrepreneures de la vallée d’Azergues, libre d’accès et ouvert à tous. Les femmes y sont présentes en grand nombre, des hommes nous rejoignent curieux et timides. Nous sommes parfois quatre, d’autres fois il faut pousser les murs, des fois mêmes nous partons marcher. Parmi elles, quelques figures qui dégagent une force tranquille et fragile, de celles qui m’inspirent et qui m’ont émues ou soutenues. 

Chacune d’elles a débarqué un jour, et je me souviens pour toutes de leur premier jour comme si c’était hier. Comme Florence ou Catherine, elles ont osé franchir la lourde porte. Elles sont venues pour ne pas rester seules. On a d’abord passé une bonne heure à parler. Quel bonheur j’ai ressenti à les écouter, à comprendre ce qui les amenait jusqu’à ce lieu, jusqu’à moi. Elles ont pû construire les bases du chemin sur lequel elles avancent. Il m’en faudrait des mots pour toutes les raconter. Il a donc fallu que je choisisse. Partons à leur rencontre.

Celle avec qui je cours…

Estelle, de Grandris c’est ma première rencontre entrepreneuriale locale. Celle pour qui j’ai débarqué à Lamure, elle qui voulait partager ses bureaux. On a chaussé nos chaussures de trail et arpenté les chemins, elle m’a permis d’atterrir en douceur dans ce Beaujolais qu’il fallait faire notre. Elle m’a ouvert son réseau local et la convivialité partagée autour d’une pizza locale et d’une bière non moins locale ont fait le reste. Désormais à la tête d’une entreprise installée à L’Arbresle, et qui emploie six personnes pour des clients partout en France, elle est le ciment de mon parcours entrepreneurial local. 

Celle avec qui je me sens utile… 

Nadia, nous nous sommes rencontrées à Lyon à l’occasion d’une session d’information que j’animais : Vivre et Travailler à la campagne. J’ai ressenti de l’électricité à la voir défendre son projet dun centre de loisirs pour personnes âgées isolées en milieu rural, elle qui pourtant vient de Frontenas, un autre Beaujolais, elle est devenue une habituée de notre pôle entrepreneurial local. 

Celle avec qui je crois….

Tereska, c’est “ma voisine d’en face”, elle débarque avec des tournesols et même en hiver elle apporte avec elle toute la chaleur dont les femmes sont capables. De mon point de vue, elle représente l’histoire des Femmes. Polonaise, sud africaine, artiste, agricultrice arrivée de la Drôme il y a trente ans, elle est tout ce qu’on devrait s’autoriser à être, juste parce que la Vie, c’est ça, un savant mélange de ce qu’on est, de ce qu’on créé et de ce qu’on est parfois obligé d’être, avec le sourire toujours. Elle habite Impasse des Rêves, vous imaginez tout ce que cela présage ? 

Celles avec qui je danse et je marche… 

Là-haut, à Monsols, il y a Magali et Pascale. Elles ont osé me faire de la concurrence, chez Annette à Chénelette, en créant et animant un Apéro Réseau. Et je les en remercie, c’est le plus beau des cadeaux : la création de cet événement, pendant de mon Café, c’est la confiance qu’elles s’accordent pour elles aussi rassembler, et répondre à un besoin : certains entrepreneurs ne sont dispo que le soir, et pas toutes les semaines. Deux visages, deux personnes et la même confiance dans la vie. D’un côté Magali et ses ateliers mêlant danse, chant, méditation et balades au grand air. Et de l’autre Pascale qui a longtemps géré et animé une boutique du terroir, ou l’incroyable force d’une femme qui suit son chemin. D’ailleurs en 2019, elle est partie de Monsols rejoindre Compostelle, ça force le respect non ?! Si vous venez jusqu’à elle, elle vous racontera.

Celle qui est mon miroir…

Sur l’autre versant, rejoignons Caroline de Saint Cyr le Châtou, cheveux courts, c’est ma jumelle discrète (notre lien n’a pas besoin de mots, elle lit comme dans un livre ouvert en moi quand elle me regarde). Elle a sous son bras son panier de savons qui rend nos peaux douces. Elle a installé son atelier entre nos deux vallées, et elle descend jusqu’à nous chaque vendredi nous proposer ses nouveautés. 

Celle qui nourrit mes rêves de voyages… 

Eléonore de Lamure, mais aussi de Madagascar et Bordeaux, ce sont les paysages et les personnages dont elle parsème ses illustrations qui font d’elle une artiste qui nous fait voyager au-delà de nos propres rêves. Elle a mis de la couleur sur les murs de l’espace de coworking avant d’installer son atelier à Quartier Métisseur, juste en face. Mais c’est surtout celle qui a illustré, avant même me connaître ce que je représente, un être mi-femme, mi-chouette, prête à s’envoler. 

Celle qui me nourrit… 

Chloé de Claveisolles et maintenant Grandris, c’est son rire que j’entends et son bandeau rouge qui retient ses cheveux fous. Elle est tombé dedans quand elle était petite… la cuisine ! Elle fait de nos petits-déjeuners des voyages gustatifs et elle a l’ambition de révolutionner la restauration collective des plus fragiles. A table !

Et enfin, celles qui m’ancrent…

Avec elles, je partage valeurs et visions.
Il y a Emilie de Saint Laurent d’Oingt. La 1ère fois qu’elle a débarqué dans ma vie, c’était en juin 2016, à l’inauguration de l’espace de coworking. Elle met de la couleur dans mon quotidien, elle me permet d’explorer une part de moi-même que je laisse trop souvent de côté : l’artiste. Elle fait d’une simple réunion un World Café et sait transformer un simple mur en Social Wall.

Et puis Christine, avec elle, impossible de passer à côté du but, de la mission, du projet dont on lui a fait part. Elle sait dérouler le tapis pour que ça se fasse. Coach expérimentée, c’est elle qui me remet sur mon chemin, celui de mes rêves. Un fil ténu avec mon côté artiste qui voudrait se perdre, et celle que je suis vraiment. On se retrouve régulièrement pour parler de nos En-Vies.

Nos points communs ? Un lieu : Lamure sur Azergues ; le fait qu’on se connaît et se côtoie toutes. Et une croyance : celle de réaliser nos rêves et donc de nous en donner les moyens pour réussir, à notre manière, accompagnées les unes des autres nous nous affranchissons des difficultés locales. 

Et la crise sanitaire actuelle montrent à quel point elles sont sur tous les fronts, ici comme ailleurs. A l’aide du mentorat (relation interpersonnelle de soutien) et du co-développement (partage de problématiques professionnelles/personnelles, écoute active et réflexions pour se mettre en action), qui ne sont pas pour elles des concepts marketing, elles expérimentent au quotidien pour atteindre leur but : vivre de leurs activités tout en prenant soin des autres et des lieux, ensemble.

Croyez-moi l’entrepreneuriat des femmes en milieu rural a de l’avenir ! 

Et maintenant ?

Ce billet n’est pas exhaustif parce que c’est un récit de ma propre expérience dans la partie rurale du Beaujolais, reflet d’une réalité nationale : les femmes en milieu rural, malgré les difficultés, réussissent, modestement mais sûrement. Il y a toutes celles que je ne connais pas, discrètes mais bel et bien là, et celles qui sont mes chouettes ouvrières et dont vous retrouverez les portraits en ligne : Nadia, Tereska, Estelle, Eléonore, Caroline, Chloé, Emilie, Magali, Pascale, Christine et Prescilia !

Leur histoire, leur projet et notre rencontre, ce sera un peu comme les 10 doigts d’une main, mais autour des 11 lettres de mon prénom, un clin d’oeil que je me fais. 

Parce que j’ai toujours trouvé qu’on parlait toujours des mêmes, alors j’ai eu envie de rendre justice à ces entrepreneures, et je remercie Prescilia, et toute l’équipe de The Mag, de m’offrir cette belle tribune qui entre en cohérence avec les valeurs que nous partageons, celle du faire ensemble au profit du bien vivre et travailler dans le Beaujolais.  

Le 1er portrait de cette série de 11 est à retrouver en juin sur le blog The Mag. Je vous inviterais à faire connaissance avec Nadia de l’AiRe AéRée, une femme entrepreneure qui a transformé une histoire de famille en association au service des personnes âgées isolées, un projet qui prend tout son sens avec ce que nous fait vivre le covid-19.

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