Depuis un moment déjà, j’avais envie de tourner les pages d’un vieil atlas, pas si vieux, mais quand même un peu. Laisser mon doigt glisser sur ses pages, faire une pause à un endroit, repartir, s’arrêter de nouveau.
Je l’ai trouvé dans un bac chez Emmaüs dans le Nord en octobre 2020.

Prendre une route sans savoir où elle mène. Et ne pas y aller seule.

C’est ce que j’ai fait tout au long du mois de novembre 2020. Chaque jour j’ai pris la route. Au début je ne savais pas où j’irais, je ne connaissais pas la destination finale.

Je suis partie accompagnée de mes amies, les réseaux sociaux nous permettent de garder le lien. Elles ont énoncé leur propre souhait, je me les suis appropriés en réalisant qu’ils étaient un peu mien aussi. Et puis j’ai commencé à ne plus savoir où j’allais. J’ai même mis un genou à terre.

J’ai écouté mon père qui m’a dit, mais tu devrais décider de tes prochaines étapes. J’ai écrit leur nom sur mon calendrier, semaine par semaine. Quand je terminais un billet, j’avais déjà la prochaine destination en tête. J’ai décidé de ma route. J’ai rayé des étapes, j’en ai ajouté.

Ce qui m’a permis de continuer d’avancer, c’est le jour où j’ai sû que toutes ces routes m’emmenaient vers ma destination finale, mon objectif, mon rêve. C’est cette vision qui m’a permis de tenir.

Et de la discipline. Ecrire tous les jours. Ne rien lâcher, même quand il fait beau dehors et que tu voudrais aller marcher. Même quand une amie te propose un café. Même quand un de tes enfants est malade et que tu penses devoir être plus à son chevet qu’à ton rêve.

La discipline, qui ne veut rien dire d’autre qu’une règle qu’on s’impose. Mike Horn a raison, il le dit dans sa Masterclass. La discipline elle te fait prendre de l’avance. Elle te fait prendre des risques, elle te fait faire des choses dont tu n’as pas envie. Mais elle t’emmène loin, beaucoup plus loin que la passion seule.

Je me suis imposée d’écrire tous les jours. Coûte que coûte. Et j’ai aimé. Je me suis même dit que je pouvais continuer. Mais qu’il me manquait mon nouvel objectif, j’attends mon prochain rêve. Je laisse du temps, de la place, je sais qu’il s’écrit déjà.

Et si vous aussi vous doutez, vous vous dites que les réseaux sociaux ne sont pas fait pour vous, que vous n’y arriverez pas… c’est faux. De la discipline, du temps et un objectif…

Mon sens à moi en écrivant tous les jours, et en publiant tous les jours, c’était de montrer que j’écris, que je veux faire de l’écriture mon métier. Et surtout me prouver à moi-même que j’en suis capable. Pari réussi, objectif atteint.

J’ai arrêté d’écrire hier, et déjà ça me manque. Mais je suis en train de faire de la place pour la suite…

Et vous, quel projet avez-vous envie de mener ? Peut-être que j’aurais la chance de vous croiser #surmaroute ?

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